Le projet IMPACT-HPV

Le projet IMPACT-HPV (Intervention Multidisciplinaire pour la Prévention et l'Action contre le HPV) est une initiative multidisciplinaire portée par plusieurs équipes académiques et médicales, visant à renforcer la prévention des infections à papillomavirus humain (HPV)

Le projet IMPACT-HPV

Soutenu logistiquement et financièrement par l'ASU-GHI et et le projet Papill’Eau (ANRS-MIE), ce projet s'inscrit dans le cadre de l’axe « Santé & Environnement » de l’Institut, piloté par Jean-Baptiste Fini (membre du Comité Exécutif de l'ASU-GHI et professeur au Muséum national d'Histoire naturelle), en lien avec les trois facultés de Sorbonne Université (Sciences et Ingénierie, Lettres et  Santé) et le SSE. 

Le projet HPV repose sur une approche intégrée articulée autour de trois volets complémentaires :

1. Une étude observationnelle

Pilotée par la plateforme OBEPINE+ (France 2030) dans le cadre du projet Papill’Eau (ANRS-MIE), sous la direction du Pr Vincent Maréchal, membre de l'ASU-GHI, et Pauline Michon (doctorante), cette étude vise à documenter la circulation des papillomavirus - et plus généralement des infections sexuellement transmissibles – par analyse des eaux usées des campus universitaires.

 

Cette approche permet documenter de façon anonyme et en temps réel, la circulation des agents pathogènes à l'échelle de la population suivie.

2. Une campagne de vaccination

Portée par le Service de Santé Étudiante (SSE) de Sorbonne Université, sous la directrion du Dr. Françoise Guillo, également directrice adjointe de l’ASU-GHI, cette campagne bénéficie majoritairement de financements internes (80 à 90 % de fonds propres du SSE). Elle vise à renforcer la couverture vaccinale HPV au sein de la communauté universitaire et à contribuer à l'objectif national de santé publique.

Ce volet répond notamment au constat d'une couverture vaccinale insuffisante au sein de la population étudiante, identifié par le SSE, et constitue le cœur opérationnel du projet en termes d'impact direct sur la santé des étudiants.

3. Une étude sociologique et comportementale

Sous la direction du Pr Michel Dubois, membre du Comité Exécutif de l'ASU-GHI, et du Pr Catherine Guaspare-Cartron, ce volet est consacré à l'analyse des déterminants sociaux, culturels et comportementaux liés à la vaccination.

Menée en lien avec le GEMASS, dirigé par Michel Dubois, cette étude vise en particulier à comprendre les déterminants de l’hésitation vaccinale, afin d'adapter les stratégies de communication, de prévention et d’intervention.

Une ambition commune de santé publique

Ce projet global contribue à plusieurs objectifs stratégiques majeurs :

  • L’augmentation de la couverture vaccinale HPV vers un objectif de 80 % à l’horizon 2030, en cohérence avec les orientations nationales et internationales de santé publique.
  • La réduction de l’incidence des cancers liés aux infections HPV, en lien direct avec l’axe « Cancer » de l’ASU-GHI, coordonné par Joseph Gligorov.
  • Le renforcement de la recherche participative à fort impact, en cohérence avec les missions de l’Institut en santé globale.

Plus largement, le projet vise à traduire les évidences épidémiologiques relatives aux infections sexuellement transmissibles (MST), et en particulier au HPV, en opportunités concrètes d'amélioration de la santé des jeunes adultes, à travers une approche transdisciplinaire associant sciences, santé et sciences humaines et sociales.

Ces objectifs s'inscrivent notamment dans la stratégie mondiale de l'OMS visant à réduire l’incidence des cancers associés aux papillomavirus (cancer du col, cancers de l'anus, du pénis et cancers oraux), ainsi que dans les stratégies sectorielles relatives aux infections sexuellement transmissibles pour la période 2022–2030.

Un projet de recherche in situ et collaboratif

Le projet HPV constitue également une recherche « in situ » innovante, à fort impact à court et moyen terme sur la santé de la communauté universitaire. Il est né de la convergence de plusieurs constats et expertises complémentaires :

  • les avancées scientifiques du réseau OBÉPINE en matière de surveillance épidémiologique des eaux usées ;
  • le constat par le SSE d’une couverture vaccinale insuffisante chez les étudiants et les étudiantes par rapport aux objectifs de santé publique;
  • et la nécessité d'identifier les facteurs associés aux perceptions de la vaccination, portée par les équipes du laboratoire GEMASS.

Il repose sur une coopération étroite entre plusieurs acteurs institutionnels et de santé publique, notamment :

  • INSERM
  • Agences Régionales de Santé (ARS)
  • Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM)
  • Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS)
  • Sorbonne Université (SSE, ASU-GHI, Faculté de Santé, SMIT)

Une recherche à impact et une expertise pour les politiques publiques

Au-delà de ses objectifs scientifiques et sanitaires, le projet HPV vise à produire une expertise mobilisable en matière de prévention, d’éducation à la santé et de communication institutionnelle. Il ambitionne de contribuer à l’évolution des politiques publiques de santé par une approche fondée sur des données probantes et une recherche engagée.