Mathieu Hautefeuille

Professeur des Universités en biologie du développement à Sorbonne Université

Membre permanent en enseignement et recherche

Carrière

Mathieu Hautefeuille est professeur des universités à Sorbonne Université au sein de l’Institut de Biologie Paris-Seine (IBPS), où il dirige l’équipe « Processus dynamiques et multi-échelles de l’organisation spontanée dans la morphogenèse tissulaire ». À l’interface entre biologie du développement, physique du vivant et bio-ingénierie, ses recherches visent à comprendre comment les tissus s’organisent spontanément pour former des structures fonctionnelles au cours du développement et dans les processus de réparation tissulaire.

Ingénieur et physicien de formation, il a développé une trajectoire scientifique originale à la croisée des sciences du vivant et des sciences de l’ingénieur. Avant de rejoindre Sorbonne Université en 2021, il a mené une partie importante de sa carrière à l’Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM), où il a créé et dirigé plusieurs programmes de recherche consacrés aux microtechnologies biomédicales, aux biomatériaux et aux systèmes microfluidiques appliqués à la biologie.

Ses travaux portent sur les mécanismes physiques et biologiques qui gouvernent la morphogenèse des tissus, la formation des réseaux vasculaires et l’organisation collective des cellules. Il développe notamment des systèmes microphysiologiques innovants, incluant des modèles « organ-on-chip », afin de reproduire in vitro la complexité des tissus vivants et d’étudier leurs propriétés fonctionnelles dans des conditions contrôlées.

Au sein de l’IBPS, il conduit des recherches intégrant biomatériaux, microfabrication, mécanique cellulaire et biologie du développement. Son équipe s’intéresse plus particulièrement au rôle des contraintes mécaniques et des interactions cellulaires dans l’auto-organisation des tissus, ainsi qu’au développement de modèles expérimentaux permettant de mieux comprendre les processus physiologiques et pathologiques impliqués dans la vascularisation, la régénération tissulaire et certaines maladies chroniques.

Parallèlement à ses activités de recherche, il participe activement à la formation des étudiants en biologie du développement et en bio-ingénierie. Ses travaux contribuent au rapprochement entre biologie fondamentale, ingénierie biomédicale et médecine translationnelle, dans une perspective de développement de nouveaux modèles expérimentaux pour la recherche en santé.